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Les substituts pour sevrage tabagique: comment ça marche?

Les substituts pour sevrage tabagique : comment ça marche ?
Pour arrêter de fumer, les substituts nicotiniques sont très utiles. Ils permettent d’apporter au corps de la nicotine, une substance présente dans la cigarette à laquelle on devient dépendant en fumant.

1) Les substituts pour sevrage tabagique sont-ils efficaces ?

Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) ont fait l’objet de nombreuses recherches : leur utilisation double, voire triple les chances d’arrêter le tabac au bout d’une année.

Tous les substituts nicotiniques obéissent au même principe : c’est parce qu’ils diffusent de la nicotine de manière lente et régulière (contrairement aux « pics » que procure la cigarette) qu’ils permettent de se libérer petit à petit de la dépendance physique.

La durée d’un traitement substitutif nicotinique (quelle que soit la forme) est généralement de 6 semaines à 6 mois, voire un an selon les personnes. Progressivement, on doit diminuer les doses du traitement.

2) Les patchs

Dès que le patch est collé sur la peau, la nicotine commence à traverser la barrière cutanée avant d’atteindre la circulation veineuse. L’effet commence à être perceptible au bout de trente minutes environ et se poursuit tout au long de la journée.

La quantité de nicotine libérée dans le corps est proportionnelle à la surface du patch, à la concentration du patch en nicotine et au temps de pose sur la peau.

En début de sevrage, la dose de nicotine doit être suffisante pour compenser l’apport habituel de nicotine que vous obteniez en fumant. Si les symptômes de manque persistent, il faudra revoir avec votre médecin les dosages des patchs pour un meilleur confort.

Les patchs les plus petits doivent être utilisés en fin de période de sevrage, jamais au début.

3) Les pastilles et comprimés à la nicotine

Il existe des comprimés à faire fondre sous la langue et des comprimés à sucer. Leur principe est le même que pour les autres formes de substituts.

Les comprimés sub-lingaux (à déposer sous la langue) agissent le plus rapidement : en deux ou trois minutes, l’effet se fait sentir et l’envie de fumer s’estompe.

Le nombre de comprimés à utiliser par jour varie en fonction du degré de dépendance. Il se situe le plus souvent entre huit et douze les premiers jours et diminue ensuite graduellement.

4) Les gommes à mâcher

Les gommes doivent être sucées pendant quelques minutes puis mâchées lentement en faisant des pauses. Si on les mâche trop vite, cela fait saliver et peut provoquer des hoquets, des maux de gorge ou des brûlures d’estomac.

Utilisées correctement, les gommes libèrent lentement une partie de la nicotine qu’elles contiennent. Celle-ci se diffuse dans la circulation sanguine avant d’atteindre le cerveau en douceur.

On utilise une gomme dès que l’envie commence à réapparaître : on gère « au coup par coup » ses envies de fumer au cours de la journée.

Le nombre de gommes doit être suffisant pour couvrir convenablement les besoins. En général, on utilise de huit à douze gommes par jour les premiers jours et on diminue ensuite les doses graduellement.

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