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Vaccin contre les papillomavirus : les garçons aussi

Illustration Vaccin contre les papillomavirus : les garçons aussi

Par RFBSIP

La Haute Autorité de santé (HAS) étend sa recommandation de vaccination contre les HPV aux garçons. Elle était jusque-là déjà recommandée chez les jeunes filles.

Après avoir consulté de nombreux experts et les associations de patients, la HAS recommande désormais la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) chez les jeunes filles et tous les garçons de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage possible de 15 à 19 ans révolus.

La vaccination reste également recommandée jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH)

Que sont les papillomavirus ?

Les papillomavirus humains sont des virus sexuellement transmissibles. Une contamination par ces virus peut provoquer l’apparition, chez la femme comme chez l’homme, de papillomatoses respiratoires récurrentes - une maladie perturbant la fonction pulmonaire, de verrues anogénitales, et d’autres types de lésions notamment au niveau génital. La majorité de ces lésions vont guérir spontanément, mais certaines vont évoluer en cancer.

Les papillomavirus humains sont à l’origine de plus de 6 000 nouveaux cas de cancers par an en France. Parmi eux, des cancers du col de l’utérus, de la vulve ou du vagin chez la femme, mais également des cancers oropharyngés et anaux qui touchent femmes et hommes. Près de 25 % des cancers provoqués par les papillomavirus humains surviennent chez les hommes.

Le seul cancer du col de l'utérus tue encore 1 100 femmes chaque année en France, malgré les campagnes encourageant à réaliser des frottis pour le dépistage.

Un vaccin contre certains cancers

D’après les avis des experts, la vaccination est le meilleur moyen de lutter contre ces virus. La HAS « estime que l’élargissement de la vaccination anti-HPV aux garçons permettrait […] de freiner la transmission au sein de la population générale, et ainsi de mieux protéger les garçons et les hommes quelle que soit leur orientation sexuelle, mais aussi de mieux protéger les filles et les femmes non vaccinées. »

En Australie, où cette recommandation de vaccination des garçons de 12-13 ans existe depuis 2013, l'incidence annuelle du cancer du col de l'utérus est tombée à 7 cas pour 100 000 femmes et les chercheurs estiment qu’elle pourrait atteindre, dans les prochaines années, « des seuils potentiels d'élimination de la maladie ». Une évolution du calendrier vaccinal devrait être publiée prochainement pour tenir compte de ces nouvelles recommandations.

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